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| Détail de l'exposition | |||||||||||||||||||||
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Réalisée par le commissaire de l'événement, Gilles Daigneault, l'exposition annonce la manifestation extérieure à venir, tout en laissant libre cours à l'imaginaire des artistes, conviés à concevoir un "projet utopique pour le canal de Lachine" sous la forme de dessins, d'estampes, de montages photographiques, de maquettes. "L'exposition, note Gilles Daigneault, est certes tributaire de l'événement Artefact 2001. Elle réunit les mêmes artistes - Jean-Pierre Aubé, Pierre Bourgault, Herménégilde Chiasson, Cozic, Michel de Broin, Michèle Héon, Marie-Chrystine Landry, Francine Larivée, John McEwen et Michel Saulnier, autour du même thème : le canal de Lachine. Elle vise donc à donner un avant-goût de la première édition de la triennale de sculptures in situ et éphémères, organisée par le Centre de Diffusion 3D, mais elle a son existence propre et, à la limite, elle aurait très bien pu exister sans les interventions extérieures le long du canal. Rappelons brièvement les faits. L'événement Artefact 2001 propose aux artistes susmentionnés de considérer momentanément un tronçon du canal de Lachine, qui est encore "en état d'hibernation" pour quelques mois, comme un gros objet trouvé - un artefact, justement - à transformer, à habiter, en prenant en compte, qui ses caractéristiques physiques (les rives, le cours d'eau, les ponts et passerelles qui l'enjambent, les bâtiments qui le bordent...), qui sa longue histoire ou encore l'archéologie de ce type d'infrastructure. En tout état de cause, il s'agit pour les créateurs de se trouver un mode d'insertion original dans cet aménagement complexe, d'y inscrire une mise en forme poétique. On peut d'ores et déjà prévoir que l'exercice donnera lieu aux fictions les plus personnelles, les plus inattendues, mais encore devront-elles être réalisables dans la mesure où elles devront être... réalisées, à l'intérieur d'inévitables contraintes de toutes sortes. Par contre, à la Maison de la culture, les œuvres d'un format plutôt réduit - ce sera même là la principale contrainte des artistes (en dehors des habituelles questions budgétaires) - devraient figurer un projet utopique sur le même site, un projet qui trouve son ancrage dans la même réalité complexe, mais qui, à la différence des propositions d'Artefact 2001, se formule dans une indifférence totale à l'égard des contraintes de réalisation... puisqu'il n'aura pas à être réalisé. Le corpus constitue une entreprise de défoulement par rapport aux œuvres de la Triennale, forcément plus réalistes, et qu'il fera aussi fonction, pour les futurs visiteurs du site, de stimulant préambule à des réflexions sur les rapports entre la liberté et la réglementation, le poétique et le politique, l'imagination pure et l'ingéniosité..., toutes choses qui seront documentées et développées dans la portion du catalogue d'Artefact 2001 qui concernera ce contrepoint à la manifestation principale. Bref, les deux expositions se complètent comme le rêve et la réalité. Encore que les contaminations qui ne manquent jamais d'intervenir, dans la vie, entre ces deux domaines, risquent, dans notre diptyque aussi, de subvertir avec bonheur cette dichotomie."
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Crédit page web
| © Artefact 2001
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