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| La
montagne est Montréal : elle est son attribut le plus distinctif,
elle porte presque le même nom et elle constitue son cœur géographique. |
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Maison Smith |
Grand chalet du belvérère |
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| Site Internet de l'art public à Montréal | |||
En 1964, des artistes s’installaient sur le mont Royal le temps d’un été pour réaliser des œuvres extérieures, lançant ainsi ce qui allait devenir le premier symposium de sculpture en Amérique du Nord. Quarante ans plus tard, des artistes envahissent de nouveau la montagne cet été et donnent «leur» vision, «leur» point de vue sur ce site unique qu’on définit souvent comme le «joyau de Montréal». Un point de vue qui, à n’en pas douter, sera différent de celui d’autres corps professionnels, que ce soient les architectes du paysage, les écologistes ou les archéologues — différent et complémentaire assurément. Intitulé Artefact 2004 – sculptures urbaines, l’événement de type triennal en sera à sa deuxième édition, succédant à celle qui s’est tenue en 2001 sur le canal de Lachine. Organisée par le Centre d’art public, la manifestation vise à prélever des lieux dans la ville afin de les offrir à des artistes comme espaces de recherche et de création. Ces lieux, qui varient d’un événement à l’autre, doivent avoir comme caractéristiques d’être hautement significatifs et chargés d’histoire, et d’être fréquentés par le grand public. Quant aux artistes, ils y conçoivent une œuvre éphémère appelée à être retirée à la fin de l’été. Artefact 2004 – sculptures urbaines regroupe
treize artistes (Monique Bertrand, Martin Boisseau, Ani Deschênes,
Doyon-Rivest, André Du Bois, Lucie Duval, Raymond Gervais, Michel
Goulet, Neva-Gotthilf, Daniel Olson, Yannick Pouliot, Alan Storey et Louise
Viger) dont les œuvres sont installées aux abords du chemin
Olmsted, entre le Centre de la montagne — près du symposium
de 1964 — et le grand chalet du belvédère. Des œuvres
parfois imposantes, parfois plus discrètes qui toutes se donnent
à voir comme autant de lieux imaginaires susceptibles d’interpeller
l’imaginaire des visiteurs. Toutes ces œuvres, chacune à leur façon, cherchent à «célébrer» ce site patrimonial inestimable qu’est la montagne. Tout en étant sensibles à des enjeux essentiels comme le respect et la préservation de la nature, les artistes «infiltrent» le lieu avec l’idée de faire vivre aux visiteurs — qui le désirent — une «autre» expérience du mont Royal, une expérience où se mêlent l’émerveillement et la surprise, le jeu et la découverte, l’admiration et le recueillement. «À vrai dire, écrit Christian Bury dans L'art public. Un art de vivre la ville, l'art contemporain dispose d'un atout lui permettant de prendre une place décisive dans la société contemporaine. Il fomente de petits récits, à l'époque même où la politique, couverte par les grands récits et liée à la symbolique historiciste, se fait moins crédible. [...] L'art contemporain a donc aussi vocation de créer des situations engageant les spectateurs les uns vis-à-vis des autres. [...] Par sa propre persistance à "faire", il contribue à réveiller un pouvoir de faire, à enraciner dans l'imaginaire collectif l'idée d'une solidarité potentielle entre les hommes.» |
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